Mise à jour le
 dimanche 5 septembre 2010












Annonces Légales & Officielles en centre Ouest

Dossier Spécial
Recensement économique des marchés
conclus en 2008




EDITORIAL

" La commande publique représente en France chaque année 110 à 130 milliards d'euro, soit 10 % du produit intérieur brut."

La formule, sèchement assénée, paraît jargonneuse, voire technocratique.

Elle représente plus que la seule préoccupation quotidienne d'agents publics, d'élus locaux ou de spécialistes, qu'un hypothétique bras armé de tel ou tel plan de relance ou qu'un centre d'intérêt spécifique pour les entreprises.

Dans notre pays de Gaulois râleurs, une critique récurrente stigmatise l’efficacité des politiques publiques, invoquant un fossé grandissant entre une appréhension théorique des problèmes et les inquiétudes des individus.

L'achat public a en réalité un impact évident sur la vie de tous les contribuables et citoyens que nous sommes.

Loin de n’être qu’un monde d’initiés formalistes, il est surtout pragmatique.

Il vise avant tout à satisfaire l'intérêt général, les besoins collectifs : rénover des routes, construire des crèches et des écoles, aménager et réhabiliter des zones d'habitat, créer et gérer des structures qui accueillent les personnes âgées, permettre le bon fonctionnement des hôpitaux...

Le mouvement de décentralisation initié en 1982 a profondément modifié les moyens d’action utilisés à l’échelon local.

Bon nombre de décisions qui nous concernent ne sont pas prises dans les palais feutrés des ministères, mises en musique par des plans de communication savamment orchestrés. En pratique, 73 % des investissements sont réalisés par les collectivités territoriales.

Elles sont malgré tout contraintes – la liberté a besoin de règles – à l'observation de multiples règles parfois contradictoires mais toujours fondées sur des principes républicains : maîtrise et contrôle de l'usage des deniers publics et respect du principe de transparence.

Le code des marchés publics impose, dans ce cadre, aux acheteurs publics le recensement et la publication de la liste des attributaires des marchés publics conclus l'année précédente.

Cette obligation revêt un double intérêt : elle est un gage de transparence à l'égard des administrés. Au delà, elle justifie, légitime et rend plus lisible l'action publique.

Information du public, point de repère pour les entreprises qui soumissionnent déjà aux marchés publics ou qui voudraient collaborer avec les collectivités, indicateur de la vigueur du tissu économique local… plusieurs angles de lecture sont possibles.

Pour la première fois, La Nouvelle République publie l'exhaustivité des marchés conclus en 2008.

Vincent ROCCHI
Juriste-Consultant Marchés Publics
NR Communication
officielles@nr-communication.fr

 

Télécharger ci-dessous le supplément "Recensement économique des marchés conclus en 2008" par département :

> Cher (18) & Indre (36)

> Indre-et-Loire (37)

> Loir-et-Cher (41)

> Deux-Sèvres (79)

> Vienne (86)